Waut Koeken - Blanche-Neige presse

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Waut KOEKEN, stage director

 

BLANCHE NEIGE (FELIX-MARIUS LANGE) - PRESS QUOTES

CREATED AT OPERA NATIONAL DU RHIN, COLMAR & STRASBOURG * REVIVED AT ATHENEE THEÂTRE LOUIS JOUVET PARIS, SEASON 2012/2013

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© Photos : Glen D'Haenens

PRESS QUOTES :

LE MONDE : La princesse et les sept nains rajeunis au Botox, Deux siècles après la publication du conte par les frères Grimm, Blanche-Neige demeure une source d'inspiration pour les artistes. A preuve, l'opéra de poche présenté à l'Athénée Théâtre Louis-Jouvet, à Paris, jusqu'au vendredi 26 avril. Fidèle au conte célèbre mais développé dans une direction originale, le spectacle est à même de réjouir tous les publics, des presque juniors aux plus que seniors. Créée à Colmar en décembre 2012, cette production de l'Opéra Studio strasbourgeois constitue l'adaptation française d'un ouvrage lyrique conçu en allemand, en 2011, pour l'Opéra de Cologne. Les maîtres d'œuvre sont les mêmes. Le compositeur Marius Felix Lange (un Allemand de 45 ans inconnu en France) en a écrit le livret, traduit par le metteur en scène Waut Koeken (un Belge qui s'est notamment formé au contact de Bob Wilson). Difficile de séparer l'un de l'autre. Le jeu des sons, comme celui des images, repose sur un habile détournement des conventions.

DES MIROIRS GUILLOTINES
La partition est vraiment impressionnante. Elle s'ouvre dans le registre "boîte à musique", qui renvoie à Saint-Saëns, et s'engage dans des directions imprévisibles. Toujours suggestive, toujours inventive. Un glissando de harpe vient à point nommé (l'épisode de la forêt) faire frissonner un ensemble instrumental à l'épiderme délicat.Un tambourin surgit de nulle part pour rythmer la marche des Sept Nains, dans une veine "pseudo-folklo" qui n'a rien à envier au "Eh-oh, eh-oh" du dessin animé de Walt Disney. Le texte, à base d'allitérations percutantes et de rimes souriantes, est lui-même musique et il finit sur une phrase choc (à découvrir sur place) qui va au-delà des calembours ("la Reine des Belles ou la reine débile ?") dont les auteurs sont friands.

LA REINE AUSSI ATTIRANTE ET VÉNÉNEUSE QUE SA POMME
Les nains (qui s'appellent Quartz, Pic ou Chouquette), le chasseur (armé d'un tromblon à klaxon), le Prince Charmant (projeté en Technicolor), tous les protagonistes sont soignés dans le détail. Blanche-Neige (Sahara Sloan, ingénue à souhait), le Miroir (Huub Claessens, trait d'union idéal entre la scène et la salle) et la Reine (Marie Cubaynes, aussi attirante et vénéneuse que sa pomme) tiennent leur rang dans une production étourdissante qui ne suscite qu'une réserve : sa richesse est telle qu'on ne saurait l'apprécier en une seule représentation. Toutefois, un conte n'a-t-il pas pour vocation d'être lu et relu ?

Par : Pierre Gervasoni >> http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/04/22/la-princesse-et-les-sept-nains-rajeunis-au-botox_3164108_3246.html

Qui est la plus belle ? La beauté peut se transformer en prison. Chacun a eu connaissance de cette vérité dès l’enfance avec Blanche-Neige et la célèbre reine qui, chaque jour, demande à son miroir si une rivale existe. Une vision du conte des frères Grimm de 1812 qui décrit la déchéance d’une reine omnipotente, cernée par ses miroirs, est proposée par Marius Felix Lange, né en 1968 et créateur du livret d’opéra. Légère sans tomber dans la facilité, accessible aussi bien pour les enfants que pour les mélomanes avides de surprises, la partition du compositeur allemand a trouvé un écrin parfait avec la mise en scène de Waut Koeken à l’Athénée, à Paris. Audacieuse, fantaisiste et colorée, sa lecture du conte apporte beaucoup à la compréhension de l’œuvre.On retrouve l’excellent chœur des jeunes chanteurs de l’Opéra Studio du Rhin, soutenu par l’Orchestre Lamoureux. 

>> http://www.directmatin.fr/culture/2013-04-22/qui-est-la-plus-belle-445928

Blanche Neige forever, L’Athénée Louis Jouvet (Paris 9e) est un des seuls théâtres que je connaisse où, même en dehors des soirées de « première », le directeur est là, présent, chaque soir, pour vous accueillir à tout moment de l’année et de la programmation. Et cela fait vingt ans que Patrice Martinet est ainsi, fidèle au poste. En ce dimanche ensoleillé d’avril, dans une ambiance chaleureuse de transmission et d’échange, son théâtre à l’italienne s’est fait le lieu de rendez-vous d’une jeunesse aussi radieuse que sage : la salle était comble jusqu’au paradis, et à vue d’œil, la moyenne d’âge semblait tourner autour de dix ans. De quoi rectifier un peu le profil générationnel du « public de théâtre ». Et de quoi vous enchanter l’esprit avant même que le spectacle ait commencé. Un « opéra tout public à partir de cinq ans »… Si ce genre n’existait pas, il fallait l’inventer. Les enfants étaient donc conviés à découvrir une pièce de musique contemporaine, signée par un compositeur allemand d’à peine quarante-cinq ans : Marius Felix Lange, et consacrée à Blanche Neige, l’une des princesses les plus fameuses des contes de fées. Rien de tel pour réjouir « tous » les publics, que ce mariage entre arts savant et populaire.

C’est dans cet esprit d’heureux mélange qu’a également travaillé le metteur en scène Waut Koeken, mêlant une esthétique résolument baroque à l’atmosphère de maison de poupée. Ainsi embarque-t-il toute une nouvelle génération de spectateurs dans un monde merveilleux parce qu’éminemment théâtral : où toutes sortes de doudous à taille humaine déambulent aux côtés de la princesse ; où un petit cheval de bois peut devenir la « vraie » monture d’un prince charmant ; et où les nains ont beau ne pas « avoir l’air » de nains, comme dira Blanche Neige, ils n’en sont pas moins « les sept nains », puisqu’ils le disent. Bref, comme il se doit au théâtre, les gens, les mots et les choses changent de dimension et de sens… pour le plus grand plaisir des yeux et des idées. « Pourquoi les apparences peuvent causer tant de souffrances ? », demande Blanche Neige au beau milieu du spectacle, dont la scénographie, justement, repose sur un vertigineux jeu de miroir. Tout est une question de reflet dans le drame de cette princesse jalousée par sa marâtre, mais aussi dans le dispositif scénique de Waut Koeken, où le plateau tient lui-même dans un cadre doré, pareil à celui de toutes les glaces qui occupent la scène et dans lesquelles la méchante reine narcissique se mire à longueur de journée.

Voilà donc le public prévenu : la beauté et le théâtre ont bien des points communs. S’ils peuvent tous deux fasciner, ils n’en relèvent pas moins du pur et simple jeu ; aussi saisissants qu’éphémères, aussi vrais  qu’artificiels... Il faut donc savoir en tirer le meilleur, mais sans jamais en être dupe. Pour une première leçon de théâtre, la programmation « tout public » de l’Athénée fait plutôt fort.

http://theatre.blog.lemonde.fr/2013/04/22/blanche-neige-forever

Opéra de Marius Felix Lange d'après le conte des Frères Grimm, mise en scène de Waut Koeken, direction musicale de Vincent Monteil avec l'Orchestre Lamoureux. En transformant le conte des Frères Grimm en opéra, Marius Felix Lange n’a pas cherché à le relire, à lui apporter un nouvel éclairage. Comme il s’adresse avant tout à des enfants, il n’a pas non plus cherché forcément à se démarquer du film de Walt Disney. Il faut dire qu’il s’agissait du premier long-métrage d’animation de l’histoire et que Disney avait lui aussi gardé l’esprit du conte.

"Blanche Neige" reste donc un superbe livre d’images, dont petits et grands suivront sans déplaisir les épisodes attendus, d’autant plus qu’ils sont reconstitués avec un grand soin. Lange a fait du miroir magique de la marâtre de Blanche-neige un vrai personnage et Florian Angerer a bâti tout le décor de l’opéra autour de l’objet-miroir qui peut parfois changer de formes ou de couleurs. Évidemment, le moment attendu est l’arrivée des sept nains. Ici, ils ne reviennent pas du boulot en chantant "hé ho" et ne cherchent pas à paraître plus petits que nature. Pas question non plus de les rendre burlesques. La ligne générale de Marius Felix Lange a été d’apporter à son opéra des touches d’humour, mais de ne pas aller jusqu’au gag, même si le prince charmant chevauche un gros dada blanc et pourrait sortir d’une opérette de Francis Lopez.

Initiation à l’opéra, "Blanche Neige" montrera les couleurs différentes des voix : Sahara Sloan est une Blanche-neige à la voix pure et mélodieuse, Marie Cubaynes une reine au vibrato haineux. Les enfants apprécieront la voix tonitruante du truculent Chasseur et le chœur des nains allant de la joie à la tristesse…
On pourra peut-être regretter que la musique, superbement interprétée par les musiciens de l’Orchestre Lamoureux, ne comporte pas assez de morceaux de bravoure. Marius Felix Lange a souhaité raconter musicalement le conte des Grimm sans outrance au détriment parfois de l’émotion. Reste une œuvre rythmée, plaisante, joyeuse, colorée, qui devrait donner à ceux qui connaissent mal l’opéra l'envie d’en savoir plus et surtout d’en revoir plus…

Par : Philippe Person >> http://www.froggydelight.com/article-13310-Blanche_Neige.html

Ironique féerie. Atmosphère conte de fées sur les scènes parisiennes en ce début de printemps. A côté de la Cendrillon de Pauline Viardot, récemment donnée à Favart, et de Hänsel et Gretel, à l’affiche de Garnier jusqu’au 6 mai, le Théâtre de l’Athénée accueille Blanche Neige , un opéra pour enfants de Marius Felix Lange, compositeur berlinois de 43 ans. Cette production, signée Waut Koeken, a été présentée en décembre dernier à Colmar par l’Opéra Studio de l’Opéra national du Rhin.

Après une première collaboration très remarquée avec l’Opéra Studio en 2009 pour la création française d’Aladin et la lampe merveilleuse de Nino Rota, le jeune metteur en scène belge parvient à une nouvelle réussite dans une œuvre qui, il est vrai, est pain béni pour un artiste aussi inventif que lui.

Opéra pour enfants ? Félix Marius Lange s’est gardé de céder à tout simplisme. Outre les qualités musicales de sa foisonnante et suggestive partition, il pose un regard moderne et très ironique sur le célèbre conte de Grimm. La Reine est adepte de chirurgie esthétique… ; le cinglant « Va te faire voir ! » que lui assène in fine le Miroir excédé résume le caractère souvent impertinent de l’ouvrage.

Pas un temps mort dans une partition qui sait combien le jeune public peut se montrer impitoyable quand l’ennui pointe le bout de son nez. On ne peut qu’être admiratif de la fluidité et du relief d’un propos musical et dramaturgique qui happe le spectateur près d’une heure et demie durant. Réussite partagée car, si Marius Felix Lange signe une merveilleuse composition, Waut Koeken - avec l’aide précieuse de Florian d’Angerer (décors), Carmen Van Nyvelseel (costumes) et Glen D’haenens (lumières) – fait idéalement corps avec elle.

Dans un univers de miroirs – ou de bris de miroir – qui parle à l’imagination, il signe un mise en scène dont la mobilité sollicite toujours l’attention sans jamais la détourner de l’essentiel. L’admirable poétisation de l’espace à laquelle il parvient permet aux jeunes chanteurs de l’Opéra Studio de donner le meilleur d’eux-mêmes. Sahara Sloan incarne une Blanche Neige idéale de fraîcheur, en contraste avec la perverse noirceur de la Reine de Marie Cubaynes. On a beaucoup apprécié aussi le truculent Chasseur de la basse Alexander Schuster, solide gaillard pas moins convaincant dans le rôle de Nain Quartz. Outre le joli numéro d’équilibriste auquel il se livre sur ses chaussures à roulettes, Huub Claessens est parfait dans le rôle du Miroir. En Prince, Guillaume François comprend le caractère très moqueur que l’ouvrage confère à son apparition. Dans des emplois plus modestes Laurent Deleuil, Anaïs Mahikian, Sévag Tachdjian, Kristina Bitenc, Jérémy Duffau, Andrey Zemskov contribuent eux aussi à une réussite portée par la battue très vivante de Vincent Monteil (le directeur musical de l’Opéra Studio) à la tête d’un groupe de musiciens issus de l’Orchestre Lamoureux.

L’intelligente collaboration que l’Opéra Studio de l’OnR et le Théâtre de l’Athénée ont mise sur pied afin que les productions du premier soient présentées à Paris est un exemple à méditer. En ces temps de crise et de contraintes budgétaires, il est impératif que les réussites régionales – elles sont nombreuses ! -, financées par l’argent public, circulent et ne restent pas cantonnées à leur territoire.

Encore quelques représentations de Blanche Neige à l’Athénée, dépêchez-vous ! Outre le bonheur de découvrir un spectacle abouti, vous en ressortirez désireux de suivre avec attention le parcours du magicien de la scène qu’est Waut Koeken. Prochain rendez-vous à l’Opéra-Théâtre de Saint-Etienne pour La Princesse de Trébizonde d’Offenbach. Alléchante perspective !

Par : Alain Cochard >> http://www.concertclassic.com/journal/articles/actualite_20130423_4954.asp

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